Alliance avec les loups

pour une cohabitation durable entre le loup et l'homme
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Le loup, le cerf et le ruisseau


Dans le pur style de Jean de La Fontaine... Et sur le rôle que joue le loup sur les ripisylves (Berges des ruisseaux et rivières) et donc sur l'eau et sa qualité.
La nature de la raison est toujours la plus forte.
Nous allons le montrer en quelque sorte.
Un loup se désaltérait
Dans le courant d’une eau sale.
Un cerf survient à jeun,
Qui cherchait une branche idéale.
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit le loup plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond le cerf, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je n’ai pas eu vent de son retour,
Sur ces berges et alentours.
A quelques pas en-dessous de lui,
Le ruisseau chuchota : tu troubles ma fraîcheur et l’eau du puits.
Comment l’aurais-je fait sans te piétiner ? Lança le cerf.
Depuis que sa Majesté a disparu, jour après jour tu me dessers.
Au loup de se fâcher, ne vois-tu pas que tu dévores ses berges ?
Ne penses-tu pas priver ce ruisseau d’ombrage ?
Que sans les arbres et les herbes que vous détruisez, toi et ton entourage,
Tu l’exposes au plus grand vent.
Veux-tu sa fin ? Que les racines de ses rives ne filtrent pas les polluants.
N’as-tu pas compris que toi et les tiens, sans moi pour vous chasser,
Vous faites le vilain jeu des hommes.
Et vous allez finir par nous empoisonner.
Le ruisseau murmura :
Je vous le dis votre grandeur, il faut que sa Majesté se venge.
Là-dessus, au fond de la forêt
Le loup l’emporte et puis le mange.
Sans autre forme de procès.

M. Atman 16/02/2014, d'après le style de La Fontaine.
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Le journal de l'asso 

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14/01/2017

 
« Ce que j’apprends du loup me dit ce que je cherche. C’est pourquoi je piste son esprit sur tous les reliefs, sur tous les substrats, dans toutes les forêts, plaines, déserts et montagnes… Son atmosphère est la mienne, légère et naturelle. » Manoël Atman.
Sur la question douloureuse du retour du loup en France et de sa dispersion qui s'accélère, l'année 2016 a été riche en événements en France. Notre positionnement politique et sociologique sur le sujet a pu davantage s'affiner.
Le soutien aux « impactés du loup » que sont les éleveurs n'est pas à remettre en question, à la seule condition que ces derniers acceptent une cohabitation avec le prédateur dans le cadre de l’agropastoralisme, et cela même si certains territoires comme les grands causses (ex : Méjean / Lozère et Larzac / Aveyron) sont dans les limites officielles de la protection des troupeaux très difficiles à protéger. Seule une combinaison de plusieurs races de chien de protection, équipées à la roumaine, et pourvu de collier à clous, évoluant eux-mêmes en meute et dont l'introduction auprès des troupeaux doit se faire suivant un nouveau protocole (dont je ne donnerai pas le détail dans cette lettre / nous y travaillons et cela en fonction du langage et des moyens que le loup utilise sur son territoire) peut être une solution et doit être expérimentée (les clôtures électrifiées sur les grands causses étant inadaptées).
La dispersion du loup sur la France n'étant pas prise en compte par l’État et l'ONCFS de façon responsable (faute de budget), une politique de la culture de l'opacité se développe au détriment des éleveurs, les seuls vrais impactés par loup (une espèce classée d'intérêt communautaire prioritaire par l'Europe). L'exemple de l'Aveyron est édifiant, pour des raisons encore une fois budgétaire ce département qui compte plus de 1200 éleveurs dont 700 sur les grands causses ne peut s'offrir le luxe de subventionner des Chiens de protection à l'ensemble de ses éleveurs, ce qui engendre déjà la politique du coup de feu sur le loup, via la création des Brigades anti-loups, dont on a vu le mauvais exemple dans les Alpes (une thérapie pour calmer les éleveurs, qui n'a aucune réelle efficacité comme chacun sait, et encore moins dans le Massif Central et sur la Lozère en particulier). Ni les préfets ou les représentants syndicaux des éleveurs n'en sont dupes, seulement les adhérents des syndicats agricoles le sont, mais cela n'aura qu'un temps. L'histoire future du département de l'Aveyron dans son rapport intime au loup et au regard de ses 1 million 200 000 brebis donnera le ton de ce qui nous attend sur l'ensemble du territoire national, une fois que le loup aura reconquis l'hexagone. Pour le moment il semble que pour l’État et l'ONCFS le choix politique est purement économique, il consiste à poursuivre dans la voie la moins onéreuse, à savoir augmenter les tirs chaque année sur un loup innocent, le tuer sans aucun discernement, ce qui aura pour effet d'augmenter et d'accélérer sa dispersion, c'est ce que l'on peut appeler communément une politique à court terme, celle de l'autruche.
A l'avenir que Faire ?... Affirmer et imposer une nouvelle politique de la transparence, dégager des budgets pour la recherche dans le domaine de la protection des troupeaux, améliorer le principe de l'indemnisation des éleveurs, et cela à la seule condition que ces derniers acceptent de protéger leurs troupeaux, ce qui n'est pas le cas général, la création d'une brigade contre le braconnage du loup, La suppression des brigades anti-loups, ces brigades d'extermination de canis lupus utilise des méthodes dignes des tueurs les plus rompus au jeu de la mort le plus inégal. CE NE SONT PAS DES CHASSEURS MAIS DES BOURREAUX : 
1- Utilisation de pièges photographiques pour connaître les habitudes de l'animal.
2- Retrait des chiens de conduite et de protection.
3- Exposition du troupeaux à la prédation de nuit.
4- Hurlements provoqués afin d'engager les canidés à se présenter.
5- Utilisation de caméras thermiques.
6- Utilisation de moyens de communication performants (talkies-walkies).
7- Utilisation du « phare de nuit ».
8- Utilisation de lunette de visée à intensification de lumière (lunette de visée nocturne).
9- Utilisation de carabine longue portée (bien au-delà de la portée de l'odorat du loup).
L'année 2017 sera exceptionnelle par l'installation des loups sur l’Île-de-France (très boisée et dont les proies du loup sont parfois en surnombre), avec tous les problèmes de gestion d'un prédateur qui ne manquera pas de déprédater des animaux domestiques dans une région surpeuplée. Cette population sera-t-elle avertie, bien informée ? L'état et l'ONCFS laisseront-ils cette population livrée à une désinformation organisée ? Nous ne le souhaitons pas.
Voir la rétrospective 2016 sur Facebook.

06/01/2016

Si on ne tord pas le bras à ceux qui tuent du loup légalement ou pas (ceux qui tuent légalement sont les mêmes qui tentent de le braconner)... On ne pourra pas imposer un vrai dialogue avec les anti-loups. Ils ne respectent  que les écologistes qui leur tordent le bras... Et assez fort !

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