Alliance avec les loups

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Lettre au préfet du Var concernant un loup écrasé.


Objet : Loup percuté (confirmation Nice Matin, 10/01/2014) et allégations du préfet du Var.

Préfecture du Var
Monsieur le Préfet du Var Laurent Cayler,
Lettre recommandée avec A.R.

Association Alliance avec les loups

Mairie de Langogne
48 300 Langogne

Objet : loup percuté (confirmation Nice Matin, 10/01/2014)

Monsieur le Préfet,

Concernant le loup mortellement percuté par un véhicule le 4 janvier 2014 sur l’A570 entre Toulon et Hyères, vous avez déclaré à l’AFP : « ça prouve la nécessité de maîtriser la prolifération des loups dans le département, j’y travaille ».

En tant que préfet, fonctionnaire et représentant de l’État vous devriez faire preuve d’une plus grande réserve concernant votre opinion personnelle à l’égard d’un animal protégé et loin de proliférer, à moins que le sens de ce verbe intransitif vous échappe complètement (Proliférer : se multiplier rapidement et excessivement).

Avec moins d’une vingtaine de loup dans votre département, nous sommes loin de la prolifération. Il est inadmissible qu’un fonctionnaire de votre niveau, au service de l’État se permette de stigmatiser encore davantage un prédateur comme canis lupus Italicus, qui fait déjà l’objet de tous les sarcasmes et même de braconnage de la part des plus virulents opposants à sa protection.

Nous sortons à peine d’une sorte de moyen-âge où, il y a encore peu, l’ignorance de la biologie des espèces ne permettait pas de faire la balance entre avantages et inconvénients au seul regard de l’espèce humaine. Cela menait à un jugement expéditif rapporté uniquement au poids des inconvénients rencontrés par les activités humaines, conduisant à trier les espèces en nuisibles insupportables, à détruire pour le bien de l’humanité, et les autres, tolérées ! En réalité la nature ne produit pas de nuisibles.

Le rôle du loup dans la biodiversité est incontestable d'un point de vu scientifique. L'action de canis lupus sur les ripisylves (berges) est très importante : En effet, le loup en obligeant constamment les ongulés à se déplacer sur les ripisylves (les formations végétales de nos bords de cours d'eau) protège nos berges et permet à la fois un développement végétal et d'une faune correspondante (insectes, rongeurs, oiseaux). Cela a de multiples conséquences favorables : l'épuration des eaux au contact des systèmes racinaires et le piégeage des sédiments, l'élimination des nitrates et la fixation des phosphates, un effet brise vent, un jeu d'ombre etc. Son action aussi sur la forêt est tout aussi importante puisque canis lupus évite aux jeunes pouces d’êtres dévorés par les ongulés.

Veuillez croire, Monsieur le préfet du Var, en l’expression de mes sentiments les plus fades.

Le président
M. Atman

Préfet du Var Monsieur Cayler

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14/01/2017

 
« Ce que j’apprends du loup me dit ce que je cherche. C’est pourquoi je piste son esprit sur tous les reliefs, sur tous les substrats, dans toutes les forêts, plaines, déserts et montagnes… Son atmosphère est la mienne, légère et naturelle. » Manoël Atman.
Sur la question douloureuse du retour du loup en France et de sa dispersion qui s'accélère, l'année 2016 a été riche en événements en France. Notre positionnement politique et sociologique sur le sujet a pu davantage s'affiner.
Le soutien aux « impactés du loup » que sont les éleveurs n'est pas à remettre en question, à la seule condition que ces derniers acceptent une cohabitation avec le prédateur dans le cadre de l’agropastoralisme, et cela même si certains territoires comme les grands causses (ex : Méjean / Lozère et Larzac / Aveyron) sont dans les limites officielles de la protection des troupeaux très difficiles à protéger. Seule une combinaison de plusieurs races de chien de protection, équipées à la roumaine, et pourvu de collier à clous, évoluant eux-mêmes en meute et dont l'introduction auprès des troupeaux doit se faire suivant un nouveau protocole (dont je ne donnerai pas le détail dans cette lettre / nous y travaillons et cela en fonction du langage et des moyens que le loup utilise sur son territoire) peut être une solution et doit être expérimentée (les clôtures électrifiées sur les grands causses étant inadaptées).
La dispersion du loup sur la France n'étant pas prise en compte par l’État et l'ONCFS de façon responsable (faute de budget), une politique de la culture de l'opacité se développe au détriment des éleveurs, les seuls vrais impactés par loup (une espèce classée d'intérêt communautaire prioritaire par l'Europe). L'exemple de l'Aveyron est édifiant, pour des raisons encore une fois budgétaire ce département qui compte plus de 1200 éleveurs dont 700 sur les grands causses ne peut s'offrir le luxe de subventionner des Chiens de protection à l'ensemble de ses éleveurs, ce qui engendre déjà la politique du coup de feu sur le loup, via la création des Brigades anti-loups, dont on a vu le mauvais exemple dans les Alpes (une thérapie pour calmer les éleveurs, qui n'a aucune réelle efficacité comme chacun sait, et encore moins dans le Massif Central et sur la Lozère en particulier). Ni les préfets ou les représentants syndicaux des éleveurs n'en sont dupes, seulement les adhérents des syndicats agricoles le sont, mais cela n'aura qu'un temps. L'histoire future du département de l'Aveyron dans son rapport intime au loup et au regard de ses 1 million 200 000 brebis donnera le ton de ce qui nous attend sur l'ensemble du territoire national, une fois que le loup aura reconquis l'hexagone. Pour le moment il semble que pour l’État et l'ONCFS le choix politique est purement économique, il consiste à poursuivre dans la voie la moins onéreuse, à savoir augmenter les tirs chaque année sur un loup innocent, le tuer sans aucun discernement, ce qui aura pour effet d'augmenter et d'accélérer sa dispersion, c'est ce que l'on peut appeler communément une politique à court terme, celle de l'autruche.
A l'avenir que Faire ?... Affirmer et imposer une nouvelle politique de la transparence, dégager des budgets pour la recherche dans le domaine de la protection des troupeaux, améliorer le principe de l'indemnisation des éleveurs, et cela à la seule condition que ces derniers acceptent de protéger leurs troupeaux, ce qui n'est pas le cas général, la création d'une brigade contre le braconnage du loup, La suppression des brigades anti-loups, ces brigades d'extermination de canis lupus utilise des méthodes dignes des tueurs les plus rompus au jeu de la mort le plus inégal. CE NE SONT PAS DES CHASSEURS MAIS DES BOURREAUX : 
1- Utilisation de pièges photographiques pour connaître les habitudes de l'animal.
2- Retrait des chiens de conduite et de protection.
3- Exposition du troupeaux à la prédation de nuit.
4- Hurlements provoqués afin d'engager les canidés à se présenter.
5- Utilisation de caméras thermiques.
6- Utilisation de moyens de communication performants (talkies-walkies).
7- Utilisation du « phare de nuit ».
8- Utilisation de lunette de visée à intensification de lumière (lunette de visée nocturne).
9- Utilisation de carabine longue portée (bien au-delà de la portée de l'odorat du loup).
L'année 2017 sera exceptionnelle par l'installation des loups sur l’Île-de-France (très boisée et dont les proies du loup sont parfois en surnombre), avec tous les problèmes de gestion d'un prédateur qui ne manquera pas de déprédater des animaux domestiques dans une région surpeuplée. Cette population sera-t-elle avertie, bien informée ? L'état et l'ONCFS laisseront-ils cette population livrée à une désinformation organisée ? Nous ne le souhaitons pas.
Voir la rétrospective 2016 sur Facebook.

06/01/2016

Si on ne tord pas le bras à ceux qui tuent du loup légalement ou pas (ceux qui tuent légalement sont les mêmes qui tentent de le braconner)... On ne pourra pas imposer un vrai dialogue avec les anti-loups. Ils ne respectent  que les écologistes qui leur tordent le bras... Et assez fort !

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