Alliance avec les loups

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Le Gévaudan un territoire de conquête idéal pour le loup.


Voici pourquoi le Gévaudan deviendra à nouveau le royaume des loups...
Extrait / Bête du Gévaudan / Le petit livre rouge / Adrien Pouchalsac et Patrick Berthelot (2013)  : Le 27 juillet 1765, M. Antoine rédige un rapport au ministre d'état, aux intendants et au comte de Moncan, pour engager M. de St.-Florentin à solliciter du roi les secours nécessaires... Ce pays lui apparaît comme extraordinaire !
Rapport de François Antoine, porte-arquebuse de Sa Majesté Louis XV... (Affaire de la bête du Gévaudan).
J’ai l’honneur de vous observer, MM., que depuis cinquante ans que j'ai exercé des chasses de toute sorte, tant en France qu’en Allemagne, Piémont et les Pyrénées, je n'ai jamais vu de pays pareil à celui-là et aussi difficile, « Description du pays... Pays de montagnes, la plupart très élevées, séparées les unes des autres par des gorges ou des vallées profondes, dans lesquelles coulent des petites rivières ou ruisseaux. Les revers de ces montagnes sont très rudes et très escarpés, coupés par des ravins et occupés par des rochers ou couverts de bois bien fourrés et remplis eux-mêmes de rochers, dans lesquels il y a des cavernes ou tanières profondes et inaccessibles, qui servent de retraite aux loups et autres bêtes féroces. L’on grimpe des vallées sur les montagnes par des sentiers en faisant des longs détours, la plupart des parties étant impraticables aux hommes et aux bêtes de somme, à cause des précipices qui s’y rencontrent. Les sentiers sont pierreux, très étroits et ménagés au-dessus de ces précipices. Ce pays est encore très marécageux, fécond en molières ou bourbiers – les voyageurs en trouvent à tout instant qui les arrêtent – il en est même où ils courraient le plus grand danger et où s'enseveliraient en entier eux et leurs chevaux. Pour les éviter ils sont obligés de faire bien des détours et de sonder les endroits de passage ce qui les retarde tellement dans leur marche que pour un trajet où l'on ne mettrait qu'une heure si on pouvait le faire à vol d'oiseau l'on en emploie 3 ou 4. Les molières ou bourbiers sont principalement sur le sommet des montagnes et dans les vallées ou vallons qui sont presque tous couverts de prairies. L'on en trouve aussi assez fréquemment sur les revers des montagnes, surtout dans les endroits où le terrain a moins de pente. Il sort des bourbiers qui sont sur le sommet ou les revers des montagnes une infinité de petites sources. Elles forment dans les valons des ruisseaux ou petites rivières qu’on peut néanmoins guéer presque partout, excepté dans les temps de pluie : dès qu’elle est un peu abondante, ces ruisseaux et rivières grossissent prodigieusement par les torrents qui coulent avec force du haut des montagnes le long des ravins. Le moindre ruisseau devient alors un fleuve. L’on rencontre aussi dans ces ruisseaux par intervalles des gouffres qui obligent à se détourner pour aller chercher le gué. Il n’y a que quelques petites villes ou bourgs dans le Gévaudan, éloignés presque tous les uns des autres ; les principales habitations ne sont que des villages, des hameaux ou des maisons isolées ; il en est de même de la partie de l’Auvergne qui est limitrophe. Les petites villes ou bourgs sont placés dans les vallons, ainsi que les villages les plus habités ; les autres lieux sont sur le penchant des montagnes, quelques uns sur le sommet de celles qui sont les moins élevées, car les plus hautes ne sont point habitées, à cause de la rigueur du climat et de la stérilité du sol.

Au Besset près Saugues, 27 juillet 1765. Antoine. (François Antoine porte-arquebuse du roi). (A.D. P.-de-D. c. 1735).
Illustration / P. Berthelot...
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Le journal de l'asso 

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14/01/2017

 
« Ce que j’apprends du loup me dit ce que je cherche. C’est pourquoi je piste son esprit sur tous les reliefs, sur tous les substrats, dans toutes les forêts, plaines, déserts et montagnes… Son atmosphère est la mienne, légère et naturelle. » Manoël Atman.
Sur la question douloureuse du retour du loup en France et de sa dispersion qui s'accélère, l'année 2016 a été riche en événements en France. Notre positionnement politique et sociologique sur le sujet a pu davantage s'affiner.
Le soutien aux « impactés du loup » que sont les éleveurs n'est pas à remettre en question, à la seule condition que ces derniers acceptent une cohabitation avec le prédateur dans le cadre de l’agropastoralisme, et cela même si certains territoires comme les grands causses (ex : Méjean / Lozère et Larzac / Aveyron) sont dans les limites officielles de la protection des troupeaux très difficiles à protéger. Seule une combinaison de plusieurs races de chien de protection, équipées à la roumaine, et pourvu de collier à clous, évoluant eux-mêmes en meute et dont l'introduction auprès des troupeaux doit se faire suivant un nouveau protocole (dont je ne donnerai pas le détail dans cette lettre / nous y travaillons et cela en fonction du langage et des moyens que le loup utilise sur son territoire) peut être une solution et doit être expérimentée (les clôtures électrifiées sur les grands causses étant inadaptées).
La dispersion du loup sur la France n'étant pas prise en compte par l’État et l'ONCFS de façon responsable (faute de budget), une politique de la culture de l'opacité se développe au détriment des éleveurs, les seuls vrais impactés par loup (une espèce classée d'intérêt communautaire prioritaire par l'Europe). L'exemple de l'Aveyron est édifiant, pour des raisons encore une fois budgétaire ce département qui compte plus de 1200 éleveurs dont 700 sur les grands causses ne peut s'offrir le luxe de subventionner des Chiens de protection à l'ensemble de ses éleveurs, ce qui engendre déjà la politique du coup de feu sur le loup, via la création des Brigades anti-loups, dont on a vu le mauvais exemple dans les Alpes (une thérapie pour calmer les éleveurs, qui n'a aucune réelle efficacité comme chacun sait, et encore moins dans le Massif Central et sur la Lozère en particulier). Ni les préfets ou les représentants syndicaux des éleveurs n'en sont dupes, seulement les adhérents des syndicats agricoles le sont, mais cela n'aura qu'un temps. L'histoire future du département de l'Aveyron dans son rapport intime au loup et au regard de ses 1 million 200 000 brebis donnera le ton de ce qui nous attend sur l'ensemble du territoire national, une fois que le loup aura reconquis l'hexagone. Pour le moment il semble que pour l’État et l'ONCFS le choix politique est purement économique, il consiste à poursuivre dans la voie la moins onéreuse, à savoir augmenter les tirs chaque année sur un loup innocent, le tuer sans aucun discernement, ce qui aura pour effet d'augmenter et d'accélérer sa dispersion, c'est ce que l'on peut appeler communément une politique à court terme, celle de l'autruche.
A l'avenir que Faire ?... Affirmer et imposer une nouvelle politique de la transparence, dégager des budgets pour la recherche dans le domaine de la protection des troupeaux, améliorer le principe de l'indemnisation des éleveurs, et cela à la seule condition que ces derniers acceptent de protéger leurs troupeaux, ce qui n'est pas le cas général, la création d'une brigade contre le braconnage du loup, La suppression des brigades anti-loups, ces brigades d'extermination de canis lupus utilise des méthodes dignes des tueurs les plus rompus au jeu de la mort le plus inégal. CE NE SONT PAS DES CHASSEURS MAIS DES BOURREAUX : 
1- Utilisation de pièges photographiques pour connaître les habitudes de l'animal.
2- Retrait des chiens de conduite et de protection.
3- Exposition du troupeaux à la prédation de nuit.
4- Hurlements provoqués afin d'engager les canidés à se présenter.
5- Utilisation de caméras thermiques.
6- Utilisation de moyens de communication performants (talkies-walkies).
7- Utilisation du « phare de nuit ».
8- Utilisation de lunette de visée à intensification de lumière (lunette de visée nocturne).
9- Utilisation de carabine longue portée (bien au-delà de la portée de l'odorat du loup).
L'année 2017 sera exceptionnelle par l'installation des loups sur l’Île-de-France (très boisée et dont les proies du loup sont parfois en surnombre), avec tous les problèmes de gestion d'un prédateur qui ne manquera pas de déprédater des animaux domestiques dans une région surpeuplée. Cette population sera-t-elle avertie, bien informée ? L'état et l'ONCFS laisseront-ils cette population livrée à une désinformation organisée ? Nous ne le souhaitons pas.
Voir la rétrospective 2016 sur Facebook.

06/01/2016

Si on ne tord pas le bras à ceux qui tuent du loup légalement ou pas (ceux qui tuent légalement sont les mêmes qui tentent de le braconner)... On ne pourra pas imposer un vrai dialogue avec les anti-loups. Ils ne respectent  que les écologistes qui leur tordent le bras... Et assez fort !

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